
MOYEN-ORIENT : TENSIONS REGIONALES ET IMPACTS SUR LA LOGISTIQUE INTERNATIONALE [UPDATE 21/05/2026]
La dégradation rapide de la situation sécuritaire au Moyen-Orient et l’intensification des tensions autour du détroit d’Ormuz provoquent des ajustements immédiats tant en aérien qu’en maritime, avec des répercussions qui impactent toute la logistique internationale.
Article évolutif. Dernière mise à jour le 21 mai 2026.
La situation dans la région demeure instable, malgré un cessez-le-feu fragile et des négociations complexes. Le niveau de vigilance reste donc élevé, car les tensions peuvent évoluer rapidement et entraîner une dégradation de la situation, avec des impacts possibles sur les routings, les escales et les opérations sur place.
FLUX MARITIMES REORGANISES
Le transport maritime reste fortement perturbé. Le détroit d’Ormuz demeure un point sensible, avec un trafic encore réduit, même si une légère hausse du nombre de passages a été observée ces derniers jours. Les armateurs continuent néanmoins d’éviter la zone, ce qui entraîne des délais prolongés, des surcoûts logistiques et une forte incertitude sur les flux énergétiques et conteneurisés.
Face à ces contraintes, des solutions alternatives se développent, notamment via des corridors multimodaux combinant transport maritime et terrestre, tout en tenant compte des contraintes régionales. Le Koweït requiert une vigilance accrue, avec des consignes strictes à respecter en cas d’alerte ou de chute de débris. Bahreïn, le Liban, Israël ainsi que certaines zones d’Arabie saoudite appellent également une attention renforcée. Oman apparaît à ce stade comme une option logistique plus stable et peut constituer une alternative pertinente.
Les Émirats arabes unis demeurent opérationnels, tout en restant exposés à d’éventuelles alertes sécuritaires ponctuelles.
À noter également la mise en place du programme MPCI par les Émirats arabes unis. Piloté par le National Advance Information Centre (NAIC), ce programme impose une transmission électronique anticipée, 24 heures avant le chargement au dernier port hors UAE, des données de cargaison pour certains envois maritimes à destination, en transit ou en transbordement via le pays. Les informations à déclarer incluent notamment le connaissement, les ports, les numéros de conteneur et de scellé, la description des marchandises ainsi que le code HS.
Pour plus d’informations : https://naic.icp.gov.ae/portal/mpci/info
TRANSPORT AERIEN : REPRISE PARTIELLE ET CAPACITES VARIABLES
Le transport aérien demeure également sous pression. Les restrictions d’espace aérien et les contournements via les hubs du Golfe, notamment Dubaï, Doha et Abou Dhabi, allongent les temps de transit et augmentent les coûts opérationnels. Plusieurs pays de la région restent fortement impactés, en particulier l’Iran, Israël et le Liban, où la connectivité demeure fragile malgré le maintien des opérations.
Quelques ajustements sont toutefois constatés, avec la reprise de certaines liaisons, comme celles de Qatar Airways vers Dubaï, ainsi qu’un redéploiement progressif des capacités cargo entre l’Europe et le Golfe. À Bahreïn, la reprise partielle des vols se confirme, même si les coûts élevés continuent de freiner les volumes.
Dans l’ensemble, le secteur aérien reste en situation dégradée, avec des capacités variables et une forte dépendance à l’évolution du contexte géopolitique et énergétique.
Nous suivons de près l’évolution de la situation dans un environnement en constante évolution et restons mobilisés pour vous accompagner, vous tenir informés et vous proposer les alternatives adaptées à vos besoins.









