
MOYEN-ORIENT : TENSIONS REGIONALES ET IMPACTS SUR LA LOGISTIQUE INTERNATIONALE [UPDATE 17/03/2026]
La dégradation rapide de la situation sécuritaire au Moyen-Orient et l’intensification des tensions autour du détroit d’Ormuz provoquent des ajustements immédiats tant en aérien qu’en maritime, avec des répercussions qui impactent toute la logistique internationale.
Article évolutif. Dernière mise à jour le 17 mars 2026.
INCIDENTS EN MER ET TENSIONS AUTOUR DU DETROIT D’ORMUZ
Face au blocage du détroit d’Ormuz et aux attaques répétées visant des navires commerciaux, le Conseil de l’OMI tiendra une session extraordinaire les 18 et 19 mars afin d’examiner les conséquences du conflit sur la sécurité maritime et la liberté de navigation alors que l’inquiétude s’étend sur les approvisionnements des navires. Les stocks diminuent rapidement dans certains pays d’Asie, qui dépendent des livraisons des pays du Golfe, avec des restrictions déjà prises localement par les gouvernements.
Par ailleurs, les tensions se répercutent également sur plusieurs hubs logistiques du Golfe. Aux Émirats arabes unis, une attaque de drone a provoqué un incendie dans la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, entraînant la suspension temporaire des opérations de chargement de pétrole dans le principal port pétrolier du pays. L’activité a depuis repris. L’aéroport international de Dubaï a aussi connu des perturbations temporaires après un incident lié à un drone ayant provoqué un incendie à proximité d’un réservoir de carburant. Des explosions ont également retenti à Doha au Qatar.
Rappelons que plusieurs infrastructures régionales fonctionnent sous vigilance renforcée et certaines routes maritimes font l’objet d’ajustements. Plusieurs grandes compagnies maritimes ont suspendu ou adapté certaines rotations vers les ports du Golfe (Dubaï, Abu Dhabi, Hamad, Dammam, Jubail ou Umm Qasr). Les services maintenus passent désormais par des détours et des hubs de transbordement alternatifs tels que Salalah, Khor Fakkan, Djeddah, Duqm ou Colombo.
Conséquences logistiques observées :
- Congestion dans plusieurs hubs de transbordement,
- Allongement des délais maritimes (jusqu’à +10 à +15 jours en mer),
- Délais France – Golfe désormais estimés entre 30 et 40 jours contre 20 à 25 habituellement,
- Augmentation des surcharges de risque et réduction des capacités disponibles,
- Hausse du coût du carburant avec risque de pénurie en Asie
HAUSSE GENERALISEE DES COUTS LOGISTIQUES
La dégradation de la situation régionale entraîne également une hausse généralisée des coûts de transport. Les compagnies aériennes appliquent désormais des surcharges significatives sur le fret aérien. Dans le transport maritime, les primes de risque de guerre et les surcharges carburant progressent également, certaines lignes appliquant des majorations pouvant atteindre +50 %.
Par ailleurs, les tensions sur le marché énergétique contribuent à la hausse des coûts opérationnels. Les cours du pétrole restent orientés à la hausse, avec un baril de Brent dépassant les 100 dollars, ce qui impacte directement les coûts de transport.
Cette tendance se répercute également sur le transport terrestre en Europe. Plusieurs transporteurs et opérateurs logistiques appliquent désormais des surcharges carburant exceptionnelles comprises entre 4 % et 8 % sur les flux routiers depuis la mi-mars, avec des révisions hebdomadaires en fonction de l’évolution du prix du gazole.
La crise au Moyen-Orient se diffuse à l’ensemble de la chaîne logistique, du transport maritime et aérien jusqu’aux segments terrestres, avec la prévision d’un renchérissement progressif du coût du transport.
Nous suivons de près l’évolution de la situation dans un environnement en constante évolution et restons mobilisés pour vous accompagner, vous tenir informés et vous proposer les alternatives adaptées à vos besoins.









